Jâai 22 ans, je ne suis pas mariĂ©e et jâai des problĂšmes avec mes parents : ma mĂšre est trĂšs autoritaire. Elle ne me permet pas de prendre des dĂ©cisions, mĂȘme pas de choisir mes amies quâelle critique toutes. Je respecte son avis parce quâelle veut mon bien mais en mĂȘme temps son comportement me cause de la peine. Je sais que personne nâest sans dĂ©faut mais je ne peux pas vivre sans mes amies qui, grĂące Ă Allah, exaltĂ© soit-Il, sont toutes des Musulmanes pieuses. Quâest ce que je dois faire ? Dans quelle mesure dois-je obĂ©ir Ă ma mĂšre ? Je crains de ne pas pouvoir le faire tout le temps. Cela peut-il me mener en Enfer ?
Louange Ă Allah et que la paix et la bĂ©nĂ©diction dâAllah soient sur Son ProphĂšte et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons :
La mĂšre a des droits immenses. Elle a portĂ© son enfant dans son ventre et a veillĂ© des nuits entiĂšres sur lui. Câest pourquoi dans un hadith rapportĂ© par Boukhari et Mouslim (quâAllah leur fasse misĂ©ricorde), le ProphĂšte (
) a recommandĂ© de prendre soin dâelle. Un homme lui avait demandĂ© qui avait le plus droit Ă sa bonne compagnie, et le ProphĂšte (
) lui a rĂ©pondu : « Ta mĂšre. » Lâhomme a rĂ©pĂ©tĂ© sa question trois fois et le ProphĂšte (
) lui a donnĂ© trois fois la mĂȘme rĂ©ponse pour lui faire comprendre que les trois quarts de la bontĂ© filiale devaient aller Ă la mĂšre. A la quatriĂšme question, le ProphĂšte a dit « Ton pĂšre. ».
Nous vous recommandons donc dâĂȘtre bienfaisante envers votre mĂšre ; vous devez lui obĂ©ir si cela ne vous amĂšne pas Ă dĂ©sobĂ©ir Ă Allah, exaltĂ© soit-Il, ne vous porte pas beaucoup de prĂ©judice et ne vous est pas trop pĂ©nible. Il est de votre devoir dâobĂ©ir Ă votre mĂšre. En ce qui concerne vos amies ; elle peut les connaĂźtre mieux que vous, surtout que vous ĂȘtes convaincue quâelle veut votre bien. Essayez de la convaincre de vous laisser frĂ©quenter celles dâentre elles qui sont pieuses et ont de bons principes. Il nây a pas de mal Ă ce que vous demandiez lâaide de personnes quâelle estime parmi ses proches ou autres. Si elle accepte, louĂ© soit Allah, sinon, il faut lui obĂ©ir comme nous lâavons dit Ă moins que vous nâayez Ă subir un grand mal ou beaucoup de peine. Dans ce cas vous ne devez lui obĂ©ir que dans ce qui est convenable.
Et Allah sait mieux.
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